Un fait divers lu dans la presse en Israël cette semaine. (Times or Israël)

En Israël, des pierres de catapultes ont été découvertes à Jérusalem. Elles sont probablement liées aux violentes batailles entre les résidents assiégés de Jérusalem et les soldats de la légion romaine, autour de 70 de l’ère chrétienne 

Il y a quinze ans, en voyant ces anciens projectiles sur un site archéologique, un jeune garçon a ramené chez lui un de ces boulets. Entre temps, il s’est marié et a fondé une famille, et a finalement avoué que ces 15 dernières années le boulet avait été un poids sur son cœur. 

En faisant du ménage pour nettoyage pour Pessah (Pâques Juive) et avec l’atmosphère d’apocalypse générée par le coronavirus, il a senti qu’il était temps de soulager sa conscience. Il a décidé de restituer le boulet en pierre à l’Autorité israélienne des antiquités. La pensée lui a traversé l’esprit : Si la fin du monde était pour bientôt ? Il faut que je me mette en règle.

Ce temps de crainte et d’incertitude semble réveiller les consciences. Et c’est tant mieux.

Hier un animateur de télévision reconnaissait que le confinement lui fait prendre conscience que beaucoup de choses qu’il croyait importantes sont aujourd’hui complémentèrent futiles et superficielles. Il découvre aussi qu’il est parfaitement seul. Situation qui était masquée par son train de vie, ses voitures. Son entretien finit par un constat. J’ai un père que j’aime et je prends conscience que cela fait deux ans que je ne lui parle plus.

La situation présente est sûrement difficile pour beaucoup parce qu’il y a du temps. On découvre dans certains placards des boulets. Des choses à restituer, à régler. On comprend peut-être que l’on a vécu sur du superficiel en négligeant le relationnel avec Dieu et nos semblables.

Dans nos contacts, encourageons les gens à profiter de ces moments pour aller au bout de leur démarche.

Non, ce n’est pas mauvais de régler ce qui est à régler de faire ce qui aurait dû être fait. Il faut souligner que la première de toutes les démarches étant celle de ne pas négliger un si grand salut. Hebr 2 :3. Négligence persistante parce qu’il n’y avait pas le temps.

Sommes-nous chargés d’un boulet qui pèse sur notre cœur ? Venez à moi vous tous qui êtes chargé et fatigué et je vous donnerai du repos. Matth. 11 :28

Nous connaissons peut-être quelqu’un qui dans les circonstances présentes, se sent chargé. Jamais, jusqu’ici, cette personne ne s’était occupée de l’état de son âme et de sa relation avec Dieu. Aujourd’hui c’est le vide. Un grand sentiment de passer à côté. Jean 14 :9 Jésus dit à Philippe : « Il y a si longtemps que je suis avec vous et tu ne m’as pas connu. » C’est un comble de passer à côté du meilleur alors qu’il est à proximité !

Prions que la prise de conscience soit salutaire pour beaucoup. Que de belles choses spirituelles sont à portée de main, avec nous et nous ne les connaissons pas. 

 Il y a des excuses avancées par les hommes comme celle de Luc 14 :

-  « J’ai acheté un champ, je dois aller le voir, excuse-moi, je te prie ! » 

-  « J’ai acheté cinq paires de bœufs, je dois aller les essayer, excuse-moi, je te prie ! » 

-  « Je viens de me marier, je ne peux pas y aller, excuse-moi, je te prie ! » 

Ces excuses nous ne les avons plus. Elles viennent d’être balayées.

Par le fait même qu’elles ne sont plus présentes, des âmes ici ou là, vont enfin prendre la décision de se débarrasser des boulets qui pèsent sur leur vie.

Bientôt c’est Pâques. Pour s’y préparer les juifs doivent faire un grand nettoyage dans leur maison et dans leur vie.

Quelques boulets en moins changeraient beaucoup de choses… !

Alain Larrey

Catégories: actualites

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